Liberté & Développement en Afrique

22 février 2011

Politique

 

LIBERTÉ ET DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE

Les voies de la Sagesse Universelle vers une durabilité garantie

Par G. AKUE

le 22 Février 2011


L’espèce qui vit sur cette planète dans ce secteur de l’univers se fait communément appeler HUMAIN. Mais nous rapportant à la définition qu’en donne le dictionnaire français, nous voyons qu’Humain signifie : Sensible à la pitié, secourable, bienfaisant. Maintenant jetons  un regard objectif sur notre soi-disant Humanité et voyons si le spectacle que nous offrons à nous-mêmes et vis-à-vis des autres mondes vivants qui nous entourent mérite ce genre de qualificatif noble et élevant dont nous nous affublons  quand, à l’évidence,  nous représentons la pire des espèces que la Planète ait jamais connu.

Être Humain est une position que l’on vient à occuper pour avoir rempli certains critères et réussi des épreuves quant à l’aptitude individuelle et collective à reconnaitre et à vivre en harmonie et selon les lois de Mère Nature qui sont celles de l’Equilibre de la Création.  Il est de mon humble avis désespérément plus qu’urgent que l’espèce humaine dans sa globalité pour sa survie même, et en l’occurrence sa composante africaine, fasse le constat de l’échec patent de son modèle de société avec toutes ses incohérences et contradictions qui nous ont déjà menées dans une impasse. Notre insistance à poursuivre dans la même direction ne relèverait que du suicide et du pur masochisme.

Une remise en cause totale qui prendra l’allure d’un virage à 180° s’impose indubitablement et nécessitera plus que du courage de la part d’hommes et de femmes devant être de la trempe de pionniers qui s’avancerons sur des terrains pour la plupart du temps jamais empruntés auparavant en vue d’apporter des rectificatifs majeurs à des schémas en vigueur ou carrément implanter de nouveaux décors pour une nouvelle scène où l’économique, le politique, le social, le communautaire, le spirituel etc…, jouerons des scénarios nouveaux plus en harmonie et en alignement avec la VIE au service de laquelle ils sont censés être.

Notre humble démarche ici est de faire une brève analyse du système courant (plusieurs l’ont si brillamment fait et continuent à le faire), de mettre en exergue ses limites, ses dangers et contradictions et suggérer des approches qui certainement auront le mérite de s’inscrire dans une dynamique d’humanisation de nos sociétés diverses, en l’occurrence les sociétés africaines, où la vie retrouvera enfin sa place véritable.      

COMPÉTITION ET INDIVIDUALISME vs COOPÉRATION ET COMPLÉMENTARITÉ.  

La norme dans nos sociétés actuelles, c’est la compétition et l’individualisme à tout prix. Que cela soit au niveau des relations entre États, entre collectivités ou individus, sur le terrain économique, politique, social, ces deux notions sont  omniprésentes. Sur le plan scolaire, par exemple, nous entrainons et inculquons à nos enfants ce mode de fonctionnement qui exige qu’il ait un premier, un deuxième, un troisième etc… ; un fort et un faible ; des riches et des pauvres ; des utiles et des inutiles ; des intelligents qui deviendront des intellectuels diplômés et des imbéciles dirigés vers les métiers manuels. La compétition présuppose qu’il ait un gagnant et un perdant et ce dans une optique de rivalité permanente nourrie par un individualisme ravageur, le désir de paraitre, de reconnaissance à tout prix. Or nous savons qu’il faut un premier pour avoir un deuxième, un fort pour avoir un faible, et ainsi de suite. L’un donne naissance à l’autre. Il est impératif de passer à un stade supérieur de l’évolution où le modèle sociétal est calqué sur un schéma circulaire plutôt que sur un schéma vertical et ce dans tous les domaines de la vie communautaire ou nationale.

Sur le plan économique, dans un système concurrentiel déséquilibré et complètement dévoyé, les entreprises et les acteurs économiques doivent orchestrer toutes les manœuvres possibles, souvent basses, en vue de se voir octroyé des contrats et l’accès aux divers marchés. Ce qui entraine beaucoup de corruption et d’autres pratiques qui au finish hypothèquent gravement le développement  et l’émancipation de nos Peuples déjà mis en retard par certains faits de l’histoire. C’est la compétition/concurrence à tout prix sous le couvert de libéralisme à l’occidental, de plus en plus mis à mal, qui fait que les entreprises étrangères partiront toujours avantagées vis-à-vis des locales qui sont condamnées à disparaitre ou à se contenter de miettes et de sous-traitance. Toute cette pratique déloyale a entrainé une anormale situation potentiellement dangereuse d’interdépendance accrue et déséquilibrée des économies du monde défiant toute logique et surtout une quasi dépendance de ces dernières vis-à-vis des multinationales qui écrasent les états sous le prétexte de mondialisation/globalisation.

Les vêtements des américains sont fabriqués en Chine ; le riz et le blé utilisé dans la boulangerie dans nombre de pays africains sont importés de Chine ; le café et le cacao cultivés en Côte d’Ivoire et au Ghana entre autres, sont destinés au marché occidental ; le coton et beaucoup d’autres produits vivriers comme la banane, l’ananas sont presque exclusivement destinés à l’exportation etc, etc… Et plein d’autres aberrations de ce genre. Toutes les économies produisent des excédents essentiellement dans un but d’exportation et celles qui ne sont pas encore à ce niveau de performance s’inscrivent de toutes les façons dans cette dynamique-là. La règle étant d’avoir un volume et/ou coût des importations moindre que le volume et/ou le coût des exportations pour avoir soi-disant une balance commerciale positive, synonyme de développement et de performance, nous voyons bien là que pour que les uns puissent se développer et prospérer, il faut que les autres soient contraints d’une manière ou d’une autre, ou acceptent de subir les inconséquences du système dualiste. Privilégier la compétition (devenue complètement dévoyée) comme moteur du système régissant la vie d’un peuple, d’une nation, d’une humanité, c’est accepter que les uns demeurent pauvres pour que les autres puissent continuer à s’enrichir, que les forts puissent disposer des faibles etc etc. Pour passer à une étape supérieure, quelque chose de plus humain et de plus civilisé, nous nous devons de changer complètement la donne. 

Par contraste au système de compétition/individualisme, la coopération et la complémentarité présupposent l’idée de mise en commun raisonnable des capacités et compétences des groupes et individus en vue d’une recherche de solutions prenant en compte les intérêts de tous et de chacun. Par-delà cette notion d’intérêts communs, il y a cette recherche d’humanité et de promotion de valeurs qui fait de chacun un élément utile et de plein droit de la société, et l’assurance de l’accès au minimum à tous, gage d’harmonie et de paix sociale. Le modèle sociétal au schéma circulaire dont nous avons parlé plus haut, soutient ce principe unité-complémentarité-solidarité qui reconnait qu’il peut y avoir des maillons faibles dans les différents anneaux entrelacés qui composent le cercle mais qu’en ce moment-là, il est du devoir de tous de contribuer à consolider ses maillons au risque de voir le cercle tout entier se rompre.  

La coopération/complémentarité fera par exemple qu’un Togo produise assez de certaines céréales non seulement pour ses propres besoins mais aussi pour couvrir ceux de pays comme le Burkina, le Niger et le Liberia dont les terres ne s’y prêtent pas et vice versa. Et pareil dans tous les domaines selon une politique concertée qui ne peut que faire le bonheur mutuel des peuples. Comme ce sont les individus qui composent les communautés et les nations, il est plus qu’urgent que l’ensemble des valeurs que nous inculquons à nos enfants, au travers du système éducatif officiel, les croyances sociales et spirituelles, soient passées en revue aux fins d’adaptation et d’ancrage dans la mentalité individuelle et collective en intégrant ces nouvelles valeurs. Sur le plan scolaire, on pourrait voir, parallèlement à l’introduction de nouveaux programmes plus adéquats, un nouveau système d’évaluation qui valoriserait tous les élèves en faisant en sorte que les résultats soient autrement présentés et perçus. L’intellectuel ne peut rien sans le manuel. Mais le contraire est possible. Si tous les individus devaient manifester simultanément ces deux aspects de l’intelligence et  s’occuper chacun  de façon automne de tous ses besoins depuis le premier stade jusqu’au stade final, il y aurait plus de respect et donc moins de problèmes. Mais cela ne pouvant certainement pas être le cas de façon générale, étant donné qu’il y a de multiples étapes/processus dans chaque discipline/domaine de l’organisation de la vie humaine, l’ordre divin et l’intelligence même voudrait que les tâches soient réparties. Il faut que nous arrivions à réintégrer ces simples faits pratiques de la vie sociale et que l’on y réinjecte du respect et de la considération.       

DÉMOGRAPHIE ET RESSOURCES NATURELLES.

La Démographie.

Le contrôle démographique et une gestion sage et intelligente, entre autres, des ressources naturelles d’un territoire occupé par une civilisation/population donnée jouent un rôle central dans la viabilité et la durabilité de cette dernière. En effet la terre qui produit les aliments qui servent à nourrir la population, suit un cycle de régénération qui varie selon les types de semences cultivées. Cela n’est un secret à personne. Et selon le principe d’équilibre naturel, un territoire peuplé ou une planète en général, doit préserver un quota zone urbaine/zone verte tel, que les éléments naturels et les humains puissent jouer sans entrave leurs rôles, sans que l’un n’empiète sur l’autre. Dans tous les cas, la nature a priorité sur l’homme, puisque ce dernier dépend de la première et non le contraire. Le maintien de l’évolution démographique à un niveau optimal permet donc à une communauté territoriale donnée de s’assurer une autonomie et une autosuffisance alimentaire et ce pendant aussi longtemps que cette loi naturelle sera respectée. Il est vital que chaque communauté puisse produire exclusivement tout ce dont elle a besoin sur le plan agricole puisque cela relève de la fondation même de la souveraineté des peuples qui la composent. Le défaut d’observance stricte et de maitrise de ces facteurs entraine un surpeuplement qui finit par engloutir une bonne partie de cet écosystème dont dépend la survie même des populations résidentes. La conséquence suivante est que la pression démographique impacte négativement la capacité à l’autosuffisance alimentaire et entraine une promiscuité difficilement acceptable sur le long terme. Tout ceci va entrainer un besoin d’expansion territoriale et donc le désir de coloniser d’autres terres occasionnant guerres et autres souffrances. Aujourd’hui, malgré l’évidence des difficultés engendrées du fait de la surpopulation planétaire, il est vrai, plus aigüe sur les continents asiatique et européen, et contrairement à tout bon sens, on encourage officiellement les citoyens de certains pays à faire plus d’enfants et toutes les analyses sortent fièrement des chiffres prévisionnels de la croissance démographique pour les 50 prochaines années ( 2 milliards d’habitants pour l’Afrique à ce qu’il parait) comme si l’humanité et la Planète même pourraient survivre à ce déséquilibre monstrueux. Nous sommes en 2010 et alors que la population mondiale est estimée à 7 milliards d’individu, l’ONU nous sort un rapport (2005) qui veut nous faire croire à une petite augmentation de 2 milliards pour 2050. Nous sommes passés en 60 ans, de 1950 à 2010, presque du simple au triple, c’est-à-dire de 2,5 milliards à plus ou moins 7 milliards sur terre. Par le seul fait que l’énorme majorité des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, et que dans ces conditions manquant de l’essentiel et piégées dans la promiscuité, les familles font de plus en plus d’enfants, ajouté à ceci que le phénomène touche de plus en plus les sociétés occidentales dites riches, on se fait aisément une idée de l’enfer que cela sera dans 50 ans. Au train actuel des choses, nous serons facilement dans les 20 milliards et plus, à moins qu’une calamité naturelle ou intentionnellement provoquée ne viennent réduire drastiquement le niveau démographique de la population globale. L’Afrique doit prendre une autre voix, celle d’une politique d’éducation massive et donc entièrement gratuite ciblant la population dans son entièreté. Cette politique doit reposer sur une refonte et une innovation totale du système éducatif qui produira des citoyens responsables et responsabilisés. Nous devons faire primer la Qualité sur la Quantité. Il nous faut ainsi déterminer un seuil démographique au-delà duquel les choses deviennent ingérables et instituer une politique visant à la limitation du nombre de naissance si besoin est. Pour une fois les peuples et leurs dirigeants vont être confrontés à une redéfinition des Droits et Devoirs individuels et collectifs dans le cadre d’une nouvelle citoyenneté plus en phase avec les lois de la Nature et de la Création.

Les Ressources Naturelles

Ensuite viennent les ressources naturelles dont l’eau est l’élément vital. La gestion durable de l’eau est liée à la démographie au même titre que l’autosuffisance alimentaire. Plus il y a de bouches à nourrir, plus cela se complique et dévient litigieux. Quant aux diverses ressources minières, il y a des considérations environnementales et morales liées à la pérennisation de la vie et l’habitabilité de la surface terrestre à prendre en compte. Plusieurs l’ont assez souligné. Mais ils semblent prêcher dans le désert du matérialisme humain.
Si nous devons faire une liste non exhaustive des matières les plus prisées extraites de nos sous-sols à un rythme effréné et dont la plupart des terriens ne savent en général pas à quoi elles servent en réalité, nous mentionnerons l’Or, le Diamant, le Cuivre, l’Uranium, le Cobalt, et le fameux pétrole et le gaz naturel.  

S’est-on jamais posé la question de savoir quelle était l’utilité-fonction de ces éléments produits par la Terre-Mère pour ses fonctions vitales et son propre équilibre ? Parce qu’une planète est un être vivant, et la science des humains s’en rend compte de plus en plus, au même titre que l’être humain ou tout autre être des règnes frères végétal et animal. Et si tel est le cas, il y a lieu de percevoir tous ces produits géologiques, avec lesquels nous jouons pour la plupart du temps comme des enfants immatures n’ayant aucune conscience de la valeur des choses, comme des composants vitaux jouant des rôles spécifiques dans le métabolisme planétaire. Bien entendu la Terre est notre Mère et comme toute mère elle donnera toujours à ses enfants ce dont ils ont besoin pour leur confort matériel. Mais pas au détriment d’elle-même. Par conséquent une exploitation sagesse et responsable de ces ressources doivent être de mise. Nous n’avons aucune idée du temps incommensurable que cela pourrait prendre à une planète, si jamais elle y arrivait, de reconstituer ses éléments que nous ponctionnons de ses entrailles sans aucun égard. Le facteur commercial et d’approvisionnement en devises uniquement ne peuvent et ne doivent plus être la priorité dans leur exploitation. Seuls le besoin réel et l’utilité effective de ces matières devraient prévaloir. D’où la nécessité pour nos industries de revenir à des normes de fabrication qui prévalaient il y a quelque décennies encore quand on faisant les choses pour durer dans le temps. Cela a/aura l’avantage de réduire l’utilisation des ressources et de limiter la production de déchets de tous genres que l’on devrait de toutes façons systématiquement recycler. 

L’Énergie.

Il y a des forces organisées sur cette planète dont la seule motivation est le contrôle, encore le contrôle et tout le contrôle. Des technologies servant à la production d’énergie propre et moins couteuse existent depuis le début du 20è siècle. Celles-ci permettraient tout simplement de concevoir des moteurs et d’autres appareils qui se substitueraient aux moteurs à combustion et autres moyens de production d’électricité comme les centrales nucléaires, ce qui verra tout simplement la suppression de l’extraction pétrolière et du gaz naturel au grand soulagement de Gaia, sans compter toutes les autres sources de pollution. Nous devons ici nous poser la question de savoir ce qu’il adviendra si nous continuons à frénétiquement creuser partout où nous flairons l’odeur d’un métal dit précieux ou d’une quelconque matière première. Ne risquons-nous pas de nous retrouver avec des trous géants partout qui finiront par nous servir de tombeaux, puisqu’à la fin toutes nos terres habitables et cultivables y passeront aussi. L’entêtement avec lequel on continue par forer partout jusqu’en mer pour extraire le pétrole de l’intérieur de la terre, alors qu’il y joue un rôle vital pour l’équilibre de la planète, est à l’origine de certains tremblements de terre, qu’on prend soin de nous cacher, à cause d’énormes cavernes que cela laisse dans la croute terrestre sans parler des graves problèmes de pollution occasionnés.   

Les agro-carburants, pour leur part, sont une insulte et une aberration jetées à la face du monde dont les africains se sont empressés de faire l’écho et offrir à certains, toujours les mêmes la plupart du temps, l’occasion de sous-traiter pour le colon et miner encore plus le devenir des peuples du continent. Cette voie est une impasse dangereuse sur laquelle on nous dirige pour nous distraire pendant que de sérieux enjeux concernant le devenir même de la planète se jouent secrètement ailleurs sur les terrains de la technologie, de la science… les terres consacrées aux cultures qui servent à la production des agro-carburants devraient être redistribuées à la population dans le cadre d’une réforme agraire visant l’autonomie et l’autosuffisance alimentaire qui constituent la première  marche sur l’échelle de la souveraineté. La solution à ce problème d’approvisionnement énergétique existe et a été découverte par le Pr Nikola Tesla entre fin 19è début 20è siècle. D’autres ont travaillé dans le même sens que ce dernier et abouti à des résultats merveilleux permettant de produire tout simplement des moteurs électromagnétiques capables de s’autoalimenter sans limite. Cela voudrait dire simplement qu’il suffirait de produire en masse ces types de moteurs et les adapter aux voitures et autres engins et appareils et tout le pétrole et gaz naturel de Gaïa ne seront plus nécessaires. Et pourquoi ne l’a-t-on pas fait ? Devinez! Parce que l’argent, le pouvoir et le contrôle d’une minorité prime sur toute autre considération. Voilà le système dont il nous faut nous débarrasser à la première occasion. Voilà pourquoi l’Afrique doit intelligemment miser en général sur la recherche scientifique et technologique et en particulier sur le développement effectif et la maitrise de cette technologie de production électrique qui nous apportera plus que le solaire et l’éolienne et sera moins encombrant. Les voitures électriques autour desquelles l’on fait beaucoup de tapages actuellement dans les médias, sont une autre distraction qui ne vise que le maintien de la mainmise de l’establishment sur l’économie globale, puisque celles-ci restent dépendantes du vieux système d’approvisionnement en électricité que constituent les centrales nucléaires, thermiques et hydroélectriques. Alors que la technique de l’électricité générée par électromagnétisme permet à une voiture et à toute autre machine industrielle de s’autoalimenter proprement sans limite et sans source extérieure. Donc une véritable révolution salutaire qui permettra à l’Afrique de se fournir sans limite en courant électrique pratiquement sans conséquences dommageables pour la Nature.      

Tenez par exemple le nucléaire. Pas mal d’arguments sont déployés par les tenants de cette technologie pour justifier son maintien, tout en prenant soin d’omettre ou de minimiser les graves problèmes posés par les déchets Nucléaires radioactifs dangereux pour l’environnement et la vie humaine.  Et on ne connait, à ce jour, aucune technologie capable de les neutraliser et de les recycler, d’où l’attitude irresponsable des pays producteurs/propriétaires de ces déchets encombrants qui cherchent à s’en débarrasser en les mettant ailleurs. Soit parce qu’ils en produisent beaucoup trop et n’ont donc plus de place pour le stockage, soit ils les savent assez dangereux pour les garder tout près. Résultat, nous nous retrouvons avec des déchets mortels ambulants dont personne ne veut, du moins officiellement, la plupart du temps qui finissent par atterrir quand même quelque part souvent à l’insu des populations, avec la complicité ou non des autorités d’état surtout dans notre Afrique si nue et vulnérable. Le cas de la Côte d’Ivoire a fait scandale parce que mis à nu. Mais qui sait réellement tout ce que nous trainons dans les sols de nos  pays à côtés de nos zones résidentielles et de nos champs agricoles, vu la moralité zéro (0) qu’affichent les politiques dans le système criminel actuel qui prévaut sur le continent?

En résumé le nucléaire est une technologie qui conduit inexorablement à la destruction du fait des engins de destruction massive et des déchets toxiques qu’elle produit et qui empoisonnent l’humanité. En outre, c’est un type de technologie qui utilisée en matière de défense, laisse des dommages graves dans l’ADN des êtres vivants et leur environnement pendant des générations. Cela ne peut donc pas être la voix de l’Afrique qui par chance a été témoin et observatrice de la dérive grave qu’a représenté et représente encore cette soi-disant évolution scientifico-technologique des 60 dernières années.     

L’Afrique doit, de ce fait, faire un sérieux état des lieux, depuis les années de sa supposée indépendance jusqu’à nos jours, des différentes évolutions scientifiques et technologiques qui ont eu lieu, et dans cette rubrique il est à inclure  surtout celles qui ont été supprimées et retirées du domaine public ou tout simplement ignorées parce que ne faisant pas l’affaire de l’ELITE mondiale, et orienter ses efforts vers le développement et la maitrise d’outils résolument tournés vers la recherche du bien-être et de l’épanouissement individuel et collectif de ses peuples et communautés dans un souci permanent de préservation et de protection de la Nature sans laquelle il n’y pas de vie possible.   

Une Économie Endogène et Intravertie.

L’Afrique, pour aller dans le sens d’une politique de développement véritablement durable prenant en compte le respect et la protection de la Nature et la responsabilisation de ses citoyens, doit s’orienter vers la mise en place d’une économie endogène cohérente et essentiellement intravertie. Une économie qui produit, dans la mesure du possible, tout ce dont elle a besoin de façon autonome et qui sans cesse recherche les voies et moyens pour une autosuffisance accrue. C’est d’ailleurs la voie royale à emprunter et à promouvoir pour une économie mondiale plus juste, stable et pérenne. Comme cela, tout le monde est mis à contribution dans un domaine ou un autre et en outre cela enlève aussi toute éventualité d’influence et de chantage économique de l’extérieur. La trop grande dépendance, qui soit dit en passant est un schéma un peu forcé sur le monde dans un but de manipulation, des économies des différents pays ou communautés de la planète constitue un risque mutuel majeur d’instabilité dans ce sens qu’il suffit d’un ‘petit éternuement’ quelque part le long de la chaine économique pour que tout le reste soit contaminé. Des économies, comme celles qui se développent sur le continent, où tout est construit sur l’exportation de produits issus des cultures de rente (cacao, café, coton, etc…) ou des produits comme le pétrole, sont destinées à la ruine soit avec l’épuisement des ressources, soit victimes d’une guerre économique de la part de structures représentant des intérêts obscures comme c’est le cas en Côte d’Ivoire et au Zimbabwe présentement.

o   Quand nous mettrons l’accent sur la production vivrière en vue de satisfaire exclusivement et entièrement les besoins internes et que parallèlement nous mettrons un terme aux importations de vivres, conscientisant et encourageant le peuple à ne consommer que local, en y mettant bien sûr la qualité, nous aurions franchi un premier pas sur le chemin de la souveraineté et du développement.

o   Quand nous allons finir de mettre en place les structures industrielles visant à la transformation en produits finis de nos matières premières, en destination du consommateur local prioritairement, nous aurions franchi un deuxième pas décisif sur le chemin de la souveraineté et du développement durable.

o   Quand nous allons enfin commencer à mettre en place des industries de la sidérurgie, qui constituent la base même de la maitrise de la technologie et de son application concrète, afin de concevoir et de créer par nous-mêmes les machines et autres outils à mettre au service de l’aisance et de l’émancipation de nos concitoyens,   nous aurions franchi un autre pas capital sur le chemin de la souveraineté et du développement.

Les économies du monde dit développé, du fait de leur trop grande dépendance des marchés et ressources d’ailleurs, ne sont que des géants aux pieds d’argile qui s’effondraient du jour au lendemain ou retrouveraient leur taille et place réelles sur l’échiquier international, avec des conséquences socioéconomiques et politiques aigues mais nécessaires, si un nouveau système plus équitable et plus équilibré devrait rapidement prendre le relai de ce qui a cours actuellement. D’où tout ce déploiement d’énergie à essayer de maintenir le statut quo par tous les moyens. Un statut quo dans lequel les sociétés occidentales (et de plus en plus orientales) continueront à jouer le rôle de producteur-fournisseur, en ce qui concerne les produits manufacturiers et certains produits vivriers,  cumulativement pour leurs propres marchés et les nôtres.

Si l’Afrique avait été dans la position de l’occident et profité de sa puissance pour développer et imposer un système déséquilibré de parasitage et de phagocytage des autres économies assez longtemps pour en devenir trop dépendante, elle serait en train, désespérément comme c’est le cas en ce moment avec nos vieux colons, de concocter des scénarios pour garder sa mainmise et conserver égoïstement son train de vie élevée et sa position paternaliste. Il n’est donc pas à souhaiter que les États d’Afrique prennent exemple sur le modèle économique, social et politique  occidental qui a montré toutes ses limites et son inadéquation quant à ses capacités à apporter des solutions viables et durables aux problématiques de la société humaine en général et celles des sociétés africaines en particulier.  Une économie bien bâtie sur de bonnes nouvelles bases, autour des notions de complémentarité/coopération et tous les prérequis antérieurement développés dans les paragraphes précédents, tiendra toujours débout nonobstant les aléas extérieurs, puisque sa force même vient de sa relative indépendance vis-à-vis de cet extérieur justement. Ceci est à appliquer tout aussi bien au niveau individuel afin de former des individus capables de s’adapter et de survivre avec ou sans l’aide d’une communauté par exemple, au lieu de la situation qui prévaut de nos jours où les gens sont perdues quand elles n’ont plus, à tort ou à raison, le soutien de la société. Peu donc ont  l’audace de remettre ouvertement en cause des aspects de cette dernière, devenus désuets, qui freinent carrément l’évolution naturelle des choses.

Le Système Bancaire et Financier.  

Le système bancaire et financier tient une place primordiale dans le succès de la mise en œuvre et l’efficacité de cette série de réformes. L’idéal serait l’adoption d’une monnaie commune à  toute l’Afrique. Mais vu la complexité  qu’une telle entreprise pourrait susciter à une telle échelle, à moins que cela se révèle ne pas être le cas, il semble recommandable de procéder, dans un premier temps, à l’émission d’une monnaie unique pour chaque bloc régional et à l’établissement d’une parité fixe à un taux égalitaire de 100% entre les différentes devises pour court-circuiter  la spéculation monétaire et la manipulation des investissements. La monnaie nationale ou commune qui relève de la souveraineté de l’État déléguée par le peuple, ne doit en aucun cas être laissé à la gestion d’une banque centrale indépendante. C’est une prérogative politique que les représentants du peuple doivent conserver et exercer en tout temps. La banque centrale doit rester sous le contrôle de l’État. De ce fait, sur le plan intérieur, ce dernier peut selon une politique bien définie créer de la monnaie et des emplois pour mettre les citoyens au travail et offrir des facilités de crédit aux entrepreneurs locaux. Quant à ce qui est du commerce extérieur, il nous faut revenir progressivement à l’ancien système d’échange/troc qui a le mérite de mettre sur la touche tout ce réseau de parasites bancaires et financiers et qui fera gagner, à coup sûr, davantage aux États et à leurs populations en privilégiant les arrangements bilatéraux ciblant les besoins précis de chacun. Le Venezuela, le Cuba, et d’autres surement, développent ce système actuellement et s’en porte mieux.

L’accès aux investissements et crédits extérieurs, s’il y a lieu, pourrait passer par l’UNOITC (United Nations Organization of International Treasury Control) qui est une organisation souveraine en charge maintenant Des Comptes Collatéraux internationaux communs de Garantie de Facilité de Crédit Global (The Combined International Collateral Accounts of the Global Debt Facility ) dont la gestion, confiée au sortir de la deuxième guerre mondiale par les Nations Unies aux trois pays que sont la France, le Royaume Uni et les États-Unis à travers La Commission trilatérale Trillenium tripartite de l’Or (The Trilateral Trillenium Tripartite Gold Commission – TTTGC) , fut catastrophique. Cette organisation à caractère divin et dont la ligne politique est aux antipodes des méthodes criminelles des FMI, Banque Mondiale etc…, dispose d’assez de biens et d’avoirs pour supplanter le vieux système et ramener l’équilibre et l’équité dans le monde de la banque et de la finance. Tous les pays qui en font librement et souverainement la demande sont pris en charge dans le financement de tous projets stratégiques et d’intérêt commun par des prêts remboursables à court, moyen et long terme ; prêts qui sont convertis en dette intérieure et en monnaie locale quel que soit le montant des investissements. En outre, les fonds investis par principe ne seront jamais rapatriés et continuerons donc à profiter aux pays pendant des générations. Si vous allez sur le site de l’UNOITC, vous verrez bien que tout est en place et opérationnel et que tout ce qui empêche cette dynamique de s’enclencher, c’est le réseau criminel des internationalistes banquiers qui maintiennent l’étau autour des hommes et institutions d’état de nos pauvres pays.

Comme cela se dégage, l’Afrique a encore toutes les chances de se refaire et de renaitre. Tout ce qu’il nous en coutera c’est des politiques avertis qui réfléchissent en dehors de la boite étriquée du Nouvel Ordre Mondial et prennent leur courage et leur responsabilité devant l’histoire afin d’effectuer  le virage à 180° qui s’impose pour le bien de nos Peuples et Nations globalement pris et couper le cordon. Des institutions fortes et républicaines et une armée moderne bien outillée pour garantir la mise hors d’état de nuire de tout ennemi extérieur et intérieur sera la pierre angulaire de cette entreprise colossale.

MONDIALISATION ET GLOBALISATION.

La mondialisation et la globalisation. C’est le leitmotiv actuel qui ronronne dans tous les discours des politiquement et intellectuellement corrects. Et les médias s’y sont mis à cœur joie en reprenant en chœur, pratiquement tous les jours sans aucun sens critique, ces concepts que nous, pauvres citoyens, avons fini par assimiler sans trop comprendre de quoi il en retourne.

En fait la mondialisation/globalisation est à souhaiter dans une optique bien précise : l’instauration/restauration d’une culture de coopération, de complémentarité et d’unité-solidarité, garante de l’harmonie et de l’équilibre permanent dans les relations entre les peuples, les communautés, les nations et les races qui peuplent la Terre. Mais ce à quoi nous assistons aujourd’hui est une farce qui participe de la mise en place d’une phase décisive de l’agenda des tenants du Nouvel Ordre Mondial pour l’institution d’un monopole global sur les économies mondiales tout en maintenant l’ordre actuel des choses, c’est-à-dire des milliards de travailleurs esclaves au service d’une Élite numériquement insignifiante mais qui concentre dans ses mains toutes les richesses et les technologies de la Terre.

L’alternative à ce genre de traquenard dans lequel nous sommes embarqués depuis des décennies existe et l’Afrique, réveillée et digne, se doit de se faire le porte-drapeau de cette nouvelle vision du monde plus respectueuse de la Vie et qui met au centre de tout l’HUMAIN et la NATURE dans laquelle et par laquelle il vit. Les africains doivent s’organiser et faire pression pour instituer les réformes suivantes sur leur continent et à partir de ce dernier peser à l’échelle internationale dans la même direction:

1.   Le démantèlement des grosses structures monopolistiques ennemies de la liberté des citoyens et de la souveraineté des États et la dénonciation et le retrait de tous les accords, conventions et traités internationaux déséquilibrés, genre CPI, qui n’ont jamais été autre chose que des outils de répression et de chantage à l’usage d’un petit club d’internationalistes.  

2.   Le démantèlement du système bancaire et financier international et son remplacement par un autre plus équitable et plus équilibré. Un système qui mettrait fin aux manipulations et spéculations monétaires et boursières et qui donne priorité aux besoins internes des communautés et une autosuffisance générale vis-à-vis de l’extérieur.  

3.   La mise en branle d’une dynamique vers la mise en place d’une structure gouvernementale mondiale fonctionnant sur des principes de respect, d’égalité et de concertation entre toutes les nations de la Terre sans exclusive.  

4.   La solidarité active et directe entre tous les pays du monde pour une éradication rapide et effective de la faim, de la maladie, de la drogue, des ghettos à la surface du globe.

5.   Une réforme profonde de l’ONU ou sa dissolution pure et simple en vue de repartir sur de nouvelles bases plus sages et équitables.

 

À propos de G. AKUÉ

Une Âme à la recherche d'une grande illumination à répandre sur les peuples de sa Race bien-aimée et la Race Humaine en général.

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