PREREQUIS POUR UNE RE-NAISSANCE

20 août 2013

Politique

DES NATIONS D’AFRIKA : Prérequis pour une Re-Naissance

Par G. M. AKUÉ

Le 25 Septembre 2012

 

Ce papier, je m’en vais le présenter sous la forme d’une série de mesures incontournables devant s’inscrire dans un Programme majeur de Politique Générale, dans des grandes lignes, à même de toucher au cœur les vrais maux qui minent les sociétés Afrikaines, et qui proviennent d’abord et pour l’essentiel de sources extérieures. Débarrassés de ces lourdes interférences, persuadés nous pouvons l’être que tout le reste pourrait être abordé avec nettement beaucoup moins de difficultés que nous en avons eu à faire face jusqu’à ce jour.

Ce que nous les Afrikains ne devrions jamais perdre de vue au milieu de ce beau gâchis d’ampleur planétaire – une opposition à l’ordre naturel des choses et une rébellion contre l’Humain – dans lequel nous sommes trimballés, plus ou moins malgré nous, c’est le caractère rédhibitoire et compromettant que revêt le dispositif que l’Organisation occulte, maitre du jeu de dupes, a mis en place sous la forme d’une réalité ‘naturelle’ originant de cette part d’ombre siégeant à l’intérieur des êtres imparfaits que nous sommes. Ce qui n’est qu’à moitié vrai ou à moitié faux si l’on préfère ; s’il s’agissait uniquement de la nature ‘naturelle’ de l’Humain, il est clair que nous ne serions jamais allés aussi loin. Au contraire, les moyens mis en œuvre sont des plus artificiels et mettent en jeu des formes de vie et d’actions exceptionnellement dénaturées. Et par conséquent, cela exige des réponses exceptionnellement naturelles tout autant.   

Contre une guerre sournoise et déloyale et qui menace jusqu’à l’existence  même des civilisations et de certaines races comme la nôtre, par une prise de contrôle absolue et complète de chacune et de toutes les Nations sur Terre et une marche forcée vers une uniformisation des mœurs et visions selon les vues d’une poignée d’individus en mal de pouvoir, il n’y pas à chercher longtemps et plus loin pour des réponses qui nous pendent déjà au nez. Nous sommes condamnés, dans cette perspective, à livrer une guerre tout aussi totale et sans concessions – il n’y a aucune voie de compromis avec le Mal personnifié – ou être réduits en esclavage purement et simplement, voire exterminés lamentablement de la surface du globe sans avoir rien appris. Toute notre énergie devrait être jetée dans la bataille même avec le risque de ‘tout’ perdre afin de préserver L’ESSENTIEL; vaincre ou mourir, mais dans la liberté.

Il nous faut par conséquent pouvoir répondre adéquatement à ces questions qui s’imposent à nous:

1.      La présente illusion dans laquelle nous nous vautrons si allègrement vaille-t–elle vraiment la peine que l’on s’accroche à la préservation de ses prétendus acquis ?

2.      Sommes-nous réellement conscients du prix que cela nous a déjà coûté et nous coûtera encore?

3.      Nous est-il possible d’aller là où nous  sommes censés  nous diriger sans récupérer le sauf-conduit et la force de propulsion qu’est la liberté, notre liberté ?

L’unique réponse à tout ce questionnement est et demeure très claire et ne souffrira d’aucune contestation ; c’est NON.    

La menace est collective, la réponse doit être collective. Ce triste spectacle que nous donnons en laissant démolir les peuples frères du moment où ce n’est pas de nous qu’il s’agit, est regrettable et doit faire place à une plus large vision et à beaucoup plus de détermination. Qu’il me suffise de dire ici que certains valeureux Leaders Afrikains, par le passé, ont eu, avec la part de vérité à laquelle ils ont eu accès,  à poser des actes qui s’inscrivent peu ou prou dans la droite ligne de ce qui est à impérativement considérer. Il nous appartient de tirer les leçons de leurs erreurs pour mieux faire.

Nous sommes dans l’obligation de tout démolir – ou presque -  afin de pouvoir reconstruire sur des bases solides et véritablement durables. Arrêtons de nous accrocher à l’illusion du développement et du sous-développement ou de la dernière notion ridicule en vogue, celle des économies ÉMERGENTES. Ce ne sont que de pures couillonnades. Seules des hautes idées issues des convictions d’hommes et femmes éclairés, amenés à la conduite des affaires d’un État Afrikain, quel qu’il soit, et soutenus par tout au moins une forte minorité tout autant avertie, bien organisée et structurée feront la différence. Il sera ici par conséquent question d’actes purement politiques posés avec et pour et au nom des peuples en tant que premiers responsables d’une Nation ayant à cœur son bon devenir et directement comptables devant cette dernière.

Je vais exposer dans des lignes générales, des actes que mes convictions et observations d’aujourd’hui me portent à déterminer comme majeurs et indispensables à la guérison rapide et effective des plaies et blessures perpétrées sur les corps physiques des enfants d’Afrika, ce qui est un préalable à une guérison véritable, plus profonde qui devra toucher les autres segments du corps communautaire de l’être, siège de la conscience qui demeure le point de départ de tout. Pour réussir, la préparation est la règle et nous devons viser le long terme, le très long terme, pendant que nous sommes encore à la première phase de la reconquête de nous-mêmes en tant que Nations et Peuples d’AFRIKA. 

L’ÉCONOMIE

Des mesures urgentes, courageuses et radicales devront être prises. Leur but visera à déparasiter et à remodeler de fond en comble les économies nationales, en vue d’en reprendre véritablement les rênes. Elles devront toucher principalement l’exploitation des ressources naturelles, la redistribution des terres, l’arrêt progressif de l’importation de certains produits et la réduction des surfaces agricoles exagérément consacrées aux cultures de rente qui ne servent que des intérêts extérieurs et perpétuent une autre forme d’esclavage et de dépendance. La meilleure économie qui est à recommander pour une Afrika renaissante, est une économie la plus endogène possible dans des espaces territoriaux plus fiables.

En aucun cas les ressources minières et naturelles de la planète ne sont inépuisables et leur présence, même en grande quantité, sur l’un ou l’autre continent ne devrait servir d’excuse pour leur surexploitation pour le seul besoin d’un gain pécuniaire. Il a lieu donc de reconsidérer de toute urgence notre approche de leur exploitation en vue d’en jouir le plus longtemps possible et de la meilleure façon possible. Nous devons nous démarquer de l’aberrante thèse courante qui proclame que la croissance économique entraine le développement qui, à son tour, agit sur la qualité de vie des populations. À quel prix et dans quelle mesure? Nous ne pouvons pas, sur le long terme, nous inscrire dans cette logique qui porte en elle le principe de prédation et d’injustice sociale généralisée que nous subissons en tant que Nations. Pour nous, la Nation est économiquement saine du moment que tous ses enfants ont accès à tout ce qu’il leur faut, juste ce qu’il leur faut – pas plus – et que leur Mère nourricière demeure préservée et respectée. Ces biens doivent donc être gérés de façon responsable et dans une constante préoccupation pour les générations à venir.

La réunion des conditions permettant la réalisation des points qui précèdent exige qu’une profonde réforme agraire soit opérée de façon impérative. La redistribution des terres aux populations, au lieu de la tendance actuelle au bradage de celles-ci pour le compte de nébuleux intérêts extérieurs, permettra de remplir l’une des conditions requises à la réussite de cette politique, c’est-à-dire permettre à ces dernières l’accès au besoin vital que constitue l’alimentation. Un concept de développement durable doit être élaboré et appliqué dans un cadre régional impliquant tous les domaines clés de la société autant que faire se peut. Un mécanisme de solidarité interrégionale devrait permettre de compenser les handicaps d’une région à l’autre.

Difficile de prêter oreille à quoique ce soit si son estomac broie du vide. Et nous le savons tous, c’est ainsi. Par conséquent, pour pouvoir avoir l’attention des peuples et les amener à adhérer éventuellement massivement à une nouvelle Approche Sociale et Civilisationnelle fiable et durable, où aucun citoyen ne sera laissé à lui-même dans une jungle sociale où tout n’est qu’avidité, et pour le bien de tous, il s’avère indispensable de leur donner les moyens de redevenir physiquement sains et bien portants et loin des luttes quotidiennes pour la survie et des préoccupations matérialistes dont la plupart se passerait volontiers si l’essentiel leur était garanti. 

En temps de survie, comme c’est le cas de nos jours, et depuis un bout de temps d’ailleurs, il est difficile, pour ne pas dire impossible, à la grande majorité des gens de viser plus haut, plus large et plus en profondeur. De façon impérative et urgente, chaque unité familiale ou groupements plus larges devront se voir octroyer des terres pour une exploitation agricoles essentiellement vivrière en vue de garantir à tous et à la Nation une autonomie et autosuffisance alimentaire.   

Les échanges avec l’extérieur doivent se baser sur le système de troc/échange couplé d’un mécanisme, autrement élaboré  que le système actuel, à mettre en place en vue d’avoir le moins possible recours à l’usage de l’intermédiaire monétaire source de complications et manipulations.

BANQUE & FINANCE

Les pays concernés par la zone CFA devraient s’en retirer très rapidement et mettre en place des institutions bancaires autonomes et souveraines, chapeautées par une ou des Banques Centrales Nationales sous le contrôle effectif du gouvernement des Peuples. Une Banque Centrale Fédérale ou Régionale serait à souhaiter, mais pas avant une véritable convergence ou union Politique Fédérale ou Régionale.  Il est hors de question d’avoir une Banque Centrale qui échappe au contrôle effectif des Représentants du Peuple via l’Exécutif et qui se mettrait à faire joujou avec notre devise commune sous l’influence ou non des rats de la finance internationale. L’institution bancaire devra être profondément réformée et restaurée dans la fonction qui est originellement la sienne, c’est-à-dire essentiellement et sans plus, une qui gère la monnaie, un simple intermédiaire et moyen d’échange entre les divers secteurs d’activités et acteurs des économies nationales. Les taux usuriers pratiqués sur des produits tels que le prêt hypothécaire, les cartes de crédit et autres devront être abolis et interdits. Tous les intermédiaires financiers qui servent à déguiser des activités criminelles et la manipulation des économies réelles des Nations devront aussi bien être supprimés et rendus illégaux. Le criminel système bancaire de réserve fractionnaire est la première pratique à abolir de toute urgence. Les politiques nationales en matière de finance devront être essentiellement orientées vers le service à l’émancipation économique.

Certaines taxations et impositions qui sont carrément à classer dans la catégorie des abus et crimes contre les citoyens, devront tout simplement être abolies et expressément mentionnées et bétonnées dans la Constitution. À titre d’exemples, nous citerons ici les deux cas d’espèce que constituent la TVA (la Taxe sur la Valeur Ajoutée) et l’IPP (Impôt des Personnes Physiques). Les raisons logiques en sont que la TVA, par exemple qui est censée imposer la valeur ajoutée produite sur un produit ou un service donné, pénalise plutôt le pauvre consommateur au faible pouvoir d’achat au lieu du contraire. Le citoyen n’a pas à payer un impôt pour consommer, autrement dit pour dépenser son propre argent gagné à la sueur de son front. Quant à l’IPP, il impose lourdement et injustement le salaire de l’honnête citoyen sous le fallacieux prétexte de sécurité sociale. Un salaire n’est pas un bénéfice engrangé et par conséquent ne devrait pas être touché. Et pour l’impôt des sociétés, il doit être raisonnable et donc limitée à un pourcentage acceptable. 

En fait TVA et IPP constituent une double arnaque en ce sens que le revenu salarial du citoyen est directement imposé –IPP- à la source d’une part et de l’autre indirectement via cette soi-disant taxe sur la valeur ajoutée. Il est impératif que dans un État qui se veut promoteur et garant de la prospérité et du bien-être du peuple, ces abominations disparaissent. L’aisance et la prospérité d’un nombre croissant parmi la population garantirait plus de moyens à la disposition du gouvernement et plus de justice sociale.

Les ressources de l’État devraient être constituées des revenus tirés de la sage exploitation des ressources naturelles, de l’imposition des bénéfices engrangés par les sociétés et des contributions volontaires de tout citoyen responsable et soucieux de la consolidation et de la pérennité des institutions d’État. Il y a donc intérêt à créer un climat favorable à l’épanouissement économique à l’intérieur des frontières de l’État, et à surtout favoriser les nationaux. Aucune économie ne devrait échapper au contrôle certain des Peuples qui en sont les premiers initiateurs.  

Il s’avère donc assez limpide que le seul fait de battre monnaie après s’être retiré de la zone CFA ne suffit pas à garantir les marges de manœuvres qui permettraient à une ambitieuse politique économique nationale ou régionale de prendre véritablement racine.  Par conséquent, tous les pays, tant de la zone anglophone, francophone que lusophone vont devoir procéder à des changements radicaux dans leurs secteurs financier et bancaire par la prise de décisions politiques courageuses et éclairées qu’ils ont tous pris soin d’éviter par ignorance, intimidation, ou couardise.  

L’ÉDUCATION   

Il est indispensable, et il s’agit ici de l’un des piliers essentiels de la souveraineté, que d’un côté, l’accès à l’éducation soit libre, facilité et garanti financièrement et matériellement par l’État et/ou les entités régionales constituantes, et que de l’autre, une profonde réforme sur le plan de la qualité soit opérée au niveau du contenu et du contenant.  Nous voulons dire le ‘déminage’ et le tri à opérer dans les programmes scolaires, ainsi que leur réorientation et réorganisation pour un service sur mesure à la cause Nationale et Civilisationnelle ; et l’amélioration des infrastructures, sur le plan de la salubrité et de l’esthétique, qui sont censées accueillir les étudiants.  Les salles de classe et les enceintes des établissements devraient être bâtir de façon à conserver une température ambiante modérée favorable à l’apprentissage.

Nous devons littéralement réinventer le système éducatif des Peuples d’Afrika. L’institution scolaire et les infrastructures devront se rapprocher des citoyens, et dans cette optique, elles devraient être établies de façon à être accessibles dans les voisinages immédiats des communautés.  Cela voudrait dire que lycées, collèges et universités, au même titre que les établissements de l’enseignement primaire,  doivent être conçus comme des institutions sur mesure pour rencontrer les besoins locaux des communautés accueillantes – proximité-décentralisation-popularisation -. 

Nous pensons qu’il devrait être institué des horaires scolaires tels que les matinées soient réservées aux activités purement intellectuelles et les après-midi aux activités artistiques et sportives. Ceci afin d’aller vers un modèle d’équilibre indispensable à un développement harmonieux du citoyen. Moins de futiles bourrages de cerveau au profit d’une plus grande qualité à la fois sur les plans matériel, pédagogique et psychologique.

La qualité de l’enseignement et des enseignants devra faire l’objet d’attentions particulières puisqu’ici, plus qu’ailleurs, repose le devenir de Nations entières.

L’Enseignement : il devra allier plaisir et discipline dans l’apprentissage et mettra l’accent sur l’histoire restituée et les valeurs de la ou des civilisations noires, la spiritualité, l’éducation physique, les arts, la recherche scientifique et technologique.

Les Enseignants : le choix des enseignants devra répondre à des exigences de compétence, cela va de soi, et d’aptitude bien plus que toute autre considération de connaissance intellectuelle acquise. La disposition à pouvoir transmettre une connaissance avec amour et passion doit primer sur toute autre besoin d’une occupation rémunératrice.  

HABITAT ET LOGEMENT 

L’habitat en Afrika doit prendre une direction tout  autre que ce que l’on a observé depuis un bout de temps sur le continent avec l’utilisation systématique de matériaux, comme le ciment, inadaptés au climat chaud qui sévit tout au long de l’année dans nos pays respectifs. Il nous faudra nous réapproprier l’utilisation de l’Adobe et redévelopper des techniques de construction en profondeur, en sous-sol, plutôt qu’en hauteur. Cela nous permettra d’avoir des habitations naturellement fraiches en pleine zone caniculaire. Plus que jamais, nous avons besoin du savoir-faire de nos ancêtres. L’accès garanti est à décréter comme une priorité Nationale. C’est un programme qui peut être complété en un ou deux quinquennats, si la volonté et les moyens sont au rendez-vous.  Et ils ne sont pas difficiles à avoir.

Nous avons, pour la plupart des pays du Continent, du ciment, de l’adobe à gogo et beaucoup d’autres matériaux que nous sommes occupés à brader depuis des décennies sans résultat significatif pour la vie quotidienne du citoyen. Une politique de grands travaux de construction en masse de logements qui mettra à profit toutes ces ressources et nos abondantes ressources humaines, permettra à la Nation toute entière, dans un élan de solidarité, de se donner un nouveau visage en très peu de temps. L’objectif sera d’atteindre un niveau social où chaque famille est propriétaire d’un logement décent, restituant ainsi à chacun sa dignité. Le citoyen locataire est par conséquent appelé à disparaitre, car il s’agit là, ici aussi, purement et simplement d’une autre forme d’esclavage.   

LA SANTÉ

Au même titre que l’éducation, la santé constitue un domaine prioritaire et sacré dont le développement ne devrait être joué sur le soi-disant terrain de la croissance et/ou du développement économique. Le développement est le fruit généré par des citoyens sains, bien lotis et bien éduqués. Il est par conséquent illogique de priver le peuple d’éducation, de soins de santé, d’une bonne nutrition sous le prétexte de sous-développement.

L’introduction de certaines méthodes curatives simples et efficaces, pour l’instant sous le coup d’une censure politico-économique officieuse, parallèlement à une éducation plus poussée de la population en matière de nutrition, conduiront à la maitrise d’une bonne part des maladies infectieuses et nutritionnelles et donc à la réduction de la mortalité. Dans cette perspective, les institutions médicales seront moins sollicitées et pourront être réorientées vers des spécialisations pour la prise en charge des cas nécessitant une lourde intervention.

Dans tous les cas, tout doit être fait afin que l’accès aux soins de santé et à l’information soit garanti pour tous et surtout pour les jeunes citoyens pendant toute la durée de leur cursus scolaire. 

L’ARMÉE

L’institution militaire joue et continuera à jouer un rôle capital dans la défense et la préservation des intérêts nationaux. Démilitariser la Nation, compte tenu des dérives actuelles et passées, pour soi-disant consacrer les ressources au développement ne saurait constituer une solution de sagesse, vue la nature belliqueuse des relations interétatiques de ce monde et les bandes de criminels internationaux qui ont pion sur rue et courent les antichambres des pouvoirs.

Il sera de première importance de bâtir des armées professionnelles constituées de valeureux citoyens engagés par vocation et conviction, et dotée de moyens adéquats à la conduite de leur mission. Parallèlement, il faudra instituer un service militaire obligatoire pour tout citoyen apte afin de les préparer à un éventuel appel de la Nation pour la défense de ses intérêts et de son intégrité.

Sans une armée forte, bien équipée et entrainée avec une haute conscience nationale, d’humanité et de loyauté, une armée à tout le moins à 60% de la capacité optimale requise à une défense effective du territoire face aux menaces les plus courantes, toute politique de réforme et de réhabilitation nationale ou transnationale sera en danger permanent d’être court-circuitée par de puissantes forces obscures extérieures à la recherche d’un contrôle planétaire.   

Dans la même optique, une alliance pratique et réaliste devrait être nouée avec des États plus avancés sur les plans scientifique et technologique, militairement parlant, afin d’être à mieux de se défendre contre les prédateurs séculaires de l’Afrique. Des États comme la RUSSIE et certains États exemplaires de l’Amérique Latine  se démarquant de l’axe satanique qui sévit dans notre Monde sont à prendre en considération. Et surtout, les États Africains doivent rapidement unirent leurs maigres forces militaires et enclencher une dynamique d’intégration et d’adaptation loin de toute influence néfaste. Il est par conséquent impératif que nos Armées se débarrassent des barbouzes de l’armée coloniale infiltrés partout. Pour les États dits francophones, il est très vital de couper le cordon avec la France et de réduire pour un temps au minimum les relations avec celle-ci en vue d’avoir les coudées franches pour la reconstruction Nationale.      

LA REFORME TERRITORIALE

Dans ce domaine, il s’agira de procéder en sorte d’aboutir à un authentique découpage territorial qui permette à des communautés nationales de se retrouver dans des structures régionales relativement autonomes avec des prérogatives conséquentes pour la prise en charge de la gestion de leurs propres affaires. Le système fédéral est à largement considérer avec un État Fédéral moins envahissant, malgré tout cohérent et efficace. Les États unitaires centralisés sont trop infantilisants et écrasants, de même que les États Fédéraux où il y a trop d’État. L’objectif est de responsabiliser et d’impliquer le citoyen dans les affaires de sa proche communauté d’appartenance et de laisser un certain contrôle plus ou moins direct dans ses mains.  

Cette restructuration devra tenir compte des affinités culturelles et sociologiques des peuples. Les frontières artificielles actuelles des micro-États devront céder la place à des regroupements et délimitations plus respectueux des tendances naturelles des peuples qui occupent les territoires. Le développement d’un sentiment d’appartenance nationale ne peut et ne devrait être antinomique au respect des spécificités tribales, culturelles et régionales et leur mise en évidence. Au contraire, cela est à prendre au même titre que les individualités que nous affichons tous et qui constituent de véritables richesses au sein d’un groupe ou d’une communauté donnée. Ce sont l’entente, l’équilibre et l’harmonie entre les différentes composantes de la Nation qui sont à rechercher et à constamment entretenir. Et le seul moyen d’aller vers une unité véritablement transcendante demeure l’éducation et la libre adhésion.

LA POLITIQUE RÉGIONALE, CONTINENTALE ET INTERNATIONALE

L’Échiquier Régional

Il devrait être mis très naturellement en place une politique originale d’intégration régionale, vu qu’il n’y a aucune autre alternative sérieuse pour nous en sortir en tant que race et civilisation et pour imposer respect et considération vis-à-vis de l’extérieur.  Une politique originale dans ce sens que, contrairement à ce qui s’est fait jusqu’à présent, l’accent devrait être mis de prime abord sur une union politique sans faux-fuyants ni détours, seule à même de paver la voie à une harmonisation économique, sociale et autres.

C’est un leurre que de vouloir passer par la voie de la soi-disant intégration économique pour y parvenir. C’est le politique qui donne le LA et sans la maitrise de ce terrain,  rien ne saura avancer. Nous avons assez de preuves sous nos nez à présent pour feindre l’ignorance.

Il est impératif que les toutes premières nations qui se sentent prêtes fassent le pas sans attendre, en attendant que les autres les rejoignent si tel est leur désir. Espérer y aller tous ensemble dans cet imbroglio sociopolitique généralisé et entretenu à dessein par des mains invisibles,  relève de l’irresponsabilité, de l’immaturité et de l’aveuglement politique, si ce n’est carrément du sabotage conscient. Nous ne pouvons nullement envisager une réelle re-évolution vers une autonomie et une autosuffisance en terre Afrikaine en dehors d’un espace territorial transnationale intégré et suffisamment vaste. Il n’est pas impératif d’y parvenir d’un coup à l’échelle continentale.

Nous trainons encore les lourdes conséquences des stratagèmes militaro-politiques mis en place par les puissances colonisatrices peu avant les soi-disant indépendances qui ont systématiquement saper tout effort des pays du continent à aller vers des formes d’union plus consistantes et fiables.  Deux ou trois pays, de préférence avec une continuité territoriale, allant dans ce sens feraient sauter le verrou de l’immobilisme insidieusement imposé au continent.

L’Échiquier Continental

Sur le plan continental, une approche constituant en la constitution de grandes et puissantes fédérations sous-régionales est ce à quoi nous devons nous atteler. L’évolution éventuelle de ces sous-ensembles déjà cohérents et structurés vers une grande Confédération Des Nations Unies D’Afrika pourra se faire alors suivant un processus plus simple, et par conséquent plus facile, authentique et réfléchi loin du suivisme et l’amateurisme observés jusqu’alors dans toutes les initiatives sur le continent.   

L’Échiquier International

Quant à ce qui est du plan international, nous devons faire alliance et apporter notre soutien à toutes les Nations aux prises avec les forces obscures qui sèment division et désolation partout sous le prétexte de démocratisation et de liberté, et coordonner nos actions et efforts avec ceux des autre nations favorables à un démantèlement et/ou à une re-création et re-conceptualisation de l’ONU, qui se trouve être leur instrument par excellence.  

La nouvelle Organisation Internationale devra être un haut lieu de concertations et de recherches permanentes conduisant vers une convergence harmonique des Nations qui occupent la Terre.    

À propos de G. AKUÉ

Une Âme à la recherche d'une grande illumination à répandre sur les peuples de sa Race bien-aimée et la Race Humaine en général.

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